Faut-il continuer à confier sa livraison à Uber Eats et Deliveroo, ou construire son propre canal de commande ? En 2026, la question est d'autant plus vive que les commissions prélevées sur chaque commande restent lourdes et que des alternatives se sont structurées : site et application à la marque du restaurant, coursiers à la demande, livreurs salariés. Ce guide compare la structure de coût de chaque modèle, distingue ce qui relève de chiffres vérifiables de ce qui dépend de votre situation, et vous donne la grille pour trancher.
Ce que les plateformes prélèvent vraiment sur chaque commande
En France, la commission d'Uber Eats et de Deliveroo sur une commande livrée se situe le plus souvent entre environ 25 % et 35 % du montant hors taxes, selon le contrat, le volume et le mode de livraison. C'est l'ordre de grandeur que recoupent les analyses publiées par Fooderise : pour un restaurant indépendant livré par la plateforme, un taux de l'ordre de 30 % est fréquent.
Ce taux affiché n'est pas le coût final. S'y ajoutent les options de visibilité et de publicité, les participations aux promotions, l'emballage aux normes et divers frais annexes. Le coût réel dépasse donc souvent le taux contractuel : un restaurateur interrogé par Ouest-France estimait ainsi son coût global à 36 % du montant des commandes, pour une commission affichée à 30 %.
S'ajoute enfin un coût invisible : la relation client. La commande passée sur la plateforme ne vous laisse ni les coordonnées du client ni son historique. Vous ne pouvez pas le fidéliser ni le faire revenir directement ; chaque client est en quelque sorte « racheté » à chaque transaction, sans effet de capitalisation.
La livraison en propre avec des livreurs salariés : un coût fixe à amortir
Embaucher des livreurs change la nature du coût : masse salariale, véhicule, assurance et carburant deviennent des charges fixes, payées même quand le livreur ne tourne pas. Ce modèle n'est rentable qu'à partir d'un volume de commandes suffisant et régulier pour amortir ces charges sur un grand nombre de courses.
La difficulté principale tient aux à-coups du service : il faut assez de livreurs au moment du déjeuner et du dîner, mais ils sont rémunérés pendant les heures creuses où les commandes se raréfient. Dimensionner une flotte interne suppose donc de lisser votre activité ou d'accepter du temps mort — un arbitrage à poser avec vos propres chiffres, pas avec une moyenne nationale.
L'avantage structurel reste réel : une fois la capacité atteinte, le coût fixe ne croît ni avec le montant du panier ni avec le nombre de commandes. C'est le modèle qui récompense le plus la croissance, à condition d'atteindre le volume qui le justifie.
Le coursier à la demande (Uber Direct) : un coût par course, sans charge fixe
Uber Direct n'est pas une plateforme de mise en relation avec le client, mais un service de livraison « marque blanche » qui fournit uniquement le livreur : le client commande sur votre site ou votre application, et le coursier est déclenché pour la course. Aucune commission n'est prélevée sur le montant de la commande ; vous payez un forfait par course.
Le coût dépend de la course. Selon le barème public Uber Direct publié en France, il repose sur un frais de base d'environ 5,40 € HT, complété par un frais kilométrique au-delà du premier kilomètre et, le cas échéant, des frais d'attente ; en zone urbaine, les analyses de Fooderise situent une course standard plutôt entre 5 et 8 € HT.
Ce modèle supprime les charges fixes : vous ne payez que lorsque vous livrez, sans gérer d'équipe ni de véhicule, et il s'adapte aux variations de volume. Il reste en revanche indexé sur la distance et les heures de pointe, d'où l'intérêt de connaître le prix de la course avant de valider — ce que permet une commande passée depuis votre outil de gestion.
Simulation comparative : ce qui change quand le volume augmente
Prenons un cas simple pour comprendre la mécanique : un restaurant qui livre un volume mensuel régulier, puis un volume deux fois supérieur. Côté plateforme, la commission est proportionnelle : si le taux reste le même, la charge double mécaniquement avec votre chiffre d'affaires, sans que vous récupériez pour autant la relation client.
Côté coursier à la demande, la charge est variable et liée aux courses réellement effectuées : elle suit vos volumes et vos distances, mais elle ne dépend pas du montant des paniers. Côté livreur salarié, la charge est fixe : elle ne bouge presque pas quand le volume double, ce qui fait baisser le coût par livraison à mesure que l'activité augmente.
La conclusion n'est pas qu'un modèle serait moins cher qu'un autre dans l'absolu, mais que chaque structure de coût a un point de bascule différent selon votre volume, votre panier moyen et vos distances. La bonne simulation commence par deux chiffres que vous seul détenez : votre nombre de commandes livrées et votre coût actuel par commande, toutes charges comprises. Comparez ensuite les modèles sur cette base, pas sur une moyenne.
Reprendre la main avec un canal direct, sans empiler les outils
Le canal direct commence par un site de commande à la marque de votre restaurant, généré automatiquement dès l'inscription, sans développeur ni intégrateur. Vos clients commandent depuis leur téléphone, sur place, à emporter ou en livraison, et aucune commission Savoryo n'est prélevée sur ces commandes : seuls des frais de transaction Stripe (1,4 % + 0,25 €) s'appliquent si le client paie en ligne par carte, comme indiqué sur la page Tarifs.
Pour la livraison, pas besoin de créer une flotte du jour au lendemain : Savoryo permet de commander un coursier à la demande via Uber Direct directement depuis l'outil, avec un devis — frais et délai estimés — affiché avant validation. Si vous avez déjà vos propres livreurs, la gestion de flotte interne (affectation, suivi, preuve de passage) est également possible, sans commission.
Ce canal direct s'appuie sur un abonnement unique et fixe, quel que soit votre volume : 159 €/mois ou 1590 €/an pour l'ensemble du logiciel — commande en ligne, caisse, écran cuisine, borne, fidélité, stock, hygiène et pilotage. Là où la commission de plateforme croît avec votre chiffre d'affaires, le coût de votre outil reste stable.
Vous n'êtes pas obligé de quitter les plateformes du jour au lendemain : Savoryo synchronise votre menu avec Deliveroo et Uber Eats et fait arriver ces commandes dans le même flux cuisine, sans ressaisie, avec la possibilité de mettre le restaurant en pause sur une plateforme en un clic. Vous gardez la vitrine là où sont vos clients, tout en poussant les habitués vers votre canal direct.
Comment choisir le modèle adapté à votre restaurant
À petit volume ou à volume irrégulier, le coursier à la demande est le choix le plus simple : pas de charge fixe, un coût par course connu à l'avance, aucune gestion d'équipe. Le canal direct, complété par un service comme Uber Direct, limite le risque : les commandes qui arrivent par votre site ne subissent pas de commission, et le coût de livraison est connu avant validation.
À volume régulier et soutenu dans une zone dense, la flotte interne — seule ou en appoint aux heures de pointe — devient compétitive, car son coût fixe s'amortit sur un grand nombre de courses. Vous pouvez la piloter depuis le même outil que vos commandes en ligne, sans ressaisie entre les canaux.
Dans tous les cas, partez de votre coût actuel : additionnez la commission réellement prélevée sur vos commandes de plateforme, les options de visibilité, les promotions que vous avez supportées et l'emballage. Ce total est votre référence : toute solution alternative doit se comparer à ce chiffre concret, pas à un taux annoncé.
Passer à la vente directe sans renoncer aux plateformes
Le problème posé par cet article — des commissions proportionnelles qui grignotent la marge et des clients qui ne sont jamais vraiment « à vous » — est précisément celui que Savoryo adresse : un canal de commande à votre marque, piloté dans le même abonnement que votre caisse, votre cuisine et votre stock.
- Un site et une application générés à votre marque dès l'inscription : vos clients commandent depuis leur téléphone, sans commission Savoryo sur ces commandes directes.
- La livraison sans flotte lourde : commandez un coursier à la demande via Uber Direct depuis Savoryo, avec un devis affiché avant validation, ou gérez vos propres livreurs sans commission.
- Vous gardez la visibilité sur Deliveroo et Uber Eats : menu synchronisé, commandes dans le même flux cuisine, pause en un clic — et vous restez propriétaire des données de vos clients.
- Un abonnement unique et fixe, quel que soit votre volume — caisse, commande, hygiène, stock et pilotage inclus — là où la commission de plateforme croît avec votre chiffre d'affaires.
Conclusion
Entre plateforme, coursier à la demande et livreur salarié, il n'existe pas de modèle meilleur dans l'absolu : il existe une structure de coût adaptée à votre volume réel. La plateforme reste un accélérateur pratique, mais elle prélève une commission qui croît avec votre chiffre d'affaires et ne vous laisse pas vos clients. Reprendre la main sur un canal direct — site à votre marque, commande depuis le téléphone, coursier à la demande ou flotte interne — change la nature du coût : fixe ou variable, jamais proportionnel à votre succès, avec des données clients qui restent les vôtres. Savoryo réunit ce canal direct, la gestion des marketplaces et la livraison dans un seul abonnement, sans développement ni empilement d'outils. La vérification la plus sûre reste de l'essayer sur vos propres chiffres.
Testez Savoryo pendant 14 jours, sans carte bancaire ni engagement : votre site de commande est généré à votre marque, votre menu se connecte à vos canaux et vous pouvez commander un coursier à la demande avec un devis avant validation. Créez votre compte et comparez votre marge sur vos vrais volumes.
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